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Gîte Isère Au Vieux Four à Pain

 

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Au Vieux Four à Pain - Gîte - Chambres d'hôtes en Isère.

GÎTE OU EN CHAMBRES D'HÔTES PRES D'ALLEVARD LES BAINS ET DES STATIONS DE SKI,  LES 7 LAUX-LE PLEYNET, LE COLLET D'ALLEVARD, L'ESPACE NORDIQUE DU BARIOZ ET DU GR® 738 EN BELLEDONNE.

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Votre hébergement de charme au cœur du Massif de Belledonne

 

Le sentier du Joudron à Arvillard : balade et patrimoine autour du fer.

Sur la commune voisine d'Arvillard en Savoie, à 10 minutes de nos chambres d'hôtes-gîte, il y a le sentier du Joudron...

Vous verrez sur la rive droite du Joudron (en face du four à griller), les restes d’un moulin hydraulique avec des vestiges de meules et de bâtits.

Un petit barrage alimente en amont une centrale hydroélectrique.

A Arvillard prendre la direction du hameau le Molliet. Vous pouvez alors stationner sur le parking à droite, à la sortie du lieu dit. A pied, prenez à gauche, face au parking, une petite route sans issue. A son extrémité prendre le premier sentier, à gauche, qui conduit au site.

La balade est facile, une heure environ.

La commune d’Arvillard et l'Association BienVivre en Val Gelon ont lancé un projet de mise en valeur de sites patrimoniaux en bordure de cours d'eau. Le projet s'inscrit dans la dynamique du réseau "Chemin de fer et de l'eau" sur la création d'un sentier d'interprétation.

Vous découvrirez bientôt (en projet)  une mine de fer souterraine et d’un four à griller le minerai.

Petite visite de la mine du Molliet ci-dessous.

Accès au sentier du Joudron : A Arvillard,  à la place Saint Roch, prendre la direction de Val Pelouse. Au hameau du Molliet ( à 3 km), se garer sur la place de l’Ancienne Ecole.

 

Infos pratiques : le circuit est facile, 2 h environ (2 km, dénivelé 50 m), il n'y a pas de passage difficile, attention, ce n'est pas adapté aux poussettes.

 

De bonnes chaussures sont conseillées. Ce site des « Chemins du Fer en Belledonne », est composé d'une mine et d'un four à griller situé en contrebas de celle-ci, sur la rive gauche du Joudron.

 

Circuit : emprunter la voie Chemin de la Mine, puis continuer sur un chemin de terre sur 30 m et prendre à gauche le sentier légèrement descendant au début, puis horizontal sur sa première partie. Celui-ci chemine sur une conduite forcée en béton (partiellement visible) captant l’eau du Joudron pour alimenter la centrale électrique de Calvin située 200 m plus bas, mise en service en 1922 (construction de la conduite en 1917 par des prisonniers de guerre). La cheminée d’équilibre en béton, située sur la conduite, évite les coups de bélier destructeurs (retour brutal de l’eau dans celle-ci lors d’une fermeture rapide d’une vanne). Le sentier large au début, continue jusqu’au franchissement d’un ruisseau sur un radier pour devenir ensuite étroit. Quelques mètres après, une sente part à droite, à l’horizontal en direction d’une cavité (2) creusée uniquement pour le passage de la conduite forcée. Pour accéder à la mine dont l’entrée est fermée par une grille métallique, gravir à droite un talus de terre de 10 m.

 

Historique :cette mine (3) , déjà exploitée au XVIIè siècle par les Chartreux pour son minerai de fer, la sidérite (4) , alimentait leurs bas et haut-fourneaux. La concession d’exploitation, reprise ensuite par plusieurs sociétés (Leborgne/Guillet/ Vigan,

 

St Chamond et Chabert) et annulée en 1966 par arrêté ministériel, devint propriété de la commune d’Arvillard. L’exploitation effective jusqu’en 1873 est estimée à 700 tonnes de minerai. Le réseau situé sur la faille de Belledonne entre micaschistes et cargneules du Trias, d’une longueur de 400 m environ se répartit sur 3 niveaux.

 

Circuit (suite) : reprendre le sentier initial qui continue à l’horizontal jusqu’à la prise d’eau sur le Joudron, qui alimente la conduite forcée. Revenir sur ses pas pour prendre à droite un chemin longeant le Joudron qui nous conduit au four à griller. Un peu avant de l’atteindre, sont visibles rive droite du ruisseau des ruines d’un moulin dont on aperçoit encore une meule. L’arrivée au four à griller se fait par sa partie basse d’où on extrayait le minerai grillé. Monter sur la plateforme pour voir sa partie haute qui permettait le chargement du four.

 

Historique : le grillage était une opération essentielle et délicate dans le processus de fabrication du fer. A la sortie de la mine, le minerai était préalablement trié puis étalé aux intempéries pendant plusieurs mois, voire plusieurs années près du four sur des plateformes appelées « regraines ».

 

L’opération de grillage se faisait en alternant dans le four des couches de charbon de bois et de minerai. Le chargement, le grillage, le déchargement duraient environ 8 jours. Dans ce cycle de grillage la température atteignait 900 °C, il n’y avait donc pas fusion du minerai mais transformation chimique, ôtant aussi certaines impuretés. A ce stade, le minerai devient alors magnétique. Après le déchargement, le minerai grillé était une nouvelle fois trié puis étalé aux intempéries pendant plusieurs mois, voire plusieurs années avant d’être acheminé à dos de mulet vers les fourneaux pour sa transformation en fer ou en fonte.

 

Circuit (fin) : reprendre le sentier descendant qui longe toujours le Joudron jusqu’au pont du Chaney (7), ne pas traverser, remonter à gauche le large chemin puis un second encore à gauche qui revient au point de départ.

 

 
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Au coeur de la mine du Molliet par flomotionprod

 L'histoire des mines de fer en Belledonne

Pendant des siècles, à Arvillard comme dans tout le massif de Belledonne et les Hurtières, côté Maurienne, l’extraction et le travail du fer ont été des activités importantes. Le massif de Belledonne et les Hurtières sont depuis longtemps des régions de travail du fer, sans doute avant l’époque romaine.
L’ingénieur Giroud (1761-1797) indique :« Il existe à l’Est de Grenoble, une grande chaine de montagnes granitoïdes, immensément riches en filons de mines de fer spathique. Pour la plupart, les filons de ces mines spathiques se retrouvent fréquemment dans ces montagnes depuis Vizille jusqu’à St. Hugon à l’extrême frontière du département de l’Isère… Les exploitations des mines de fer du département de l’Isère sont très anciennes dans le pays, notamment dans le canton d’Allevard. La première époque où les Allobroges commencent à les convertir en fer se perd dans la nuit des temps.
D'après  la légende, Durandal, l’épée que Charlemagne remit à Roland, fut forgée avec le fer des Hurtières.
Monsieur Georges Salamand, spécialiste de l’histoire du fer dans la région et auteur du livre « Le maitre de Saint Hugon, Emile Leborgne » affirme que, si les moines Chartreux se sont installés dans le vallon du Bens en 1173 c’est parce qu’il y avait du fer. Le ruisseau du Bens forme la limite des communes de la Chapelle du Bard et d'Arvillard.
Le fer a été exploité très tôt car les filons de fer en hématite, faciles à travailler, affleurent en de nombreux endroits notamment en altitude comme au col de la Mine de Fer (2400 m).
De plus, l’autre matériau indispensable, le charbon de bois, ne manque pas grâce aux importantes forêts remarquables de la région.
A la fin du XVIe, des italiens de la région de Bergame inventent la méthode indirecte permettant de fabriquer la fonte qui sera ensuite transformée en fer. Le « haut fourneau » est né. Une quinzaine de hauts fourneaux se créent dans la région d’Allevard et les Chartreux en construisent deux, quelques centaines de mètres en aval de Saint Hugon, de chaque coté du Bens, un en Savoie, l’autre en Dauphiné. Les minerais proviennent de différentes mines de la région : de Pinsot, de Malatrait (vers l’actuel Collet d’Allevard), de Saint Georges d’Hurtières, de la vallée des Huiles, de Prodin, le Molliet.
La révolution
met un terme à la vie florissante de Saint-Hugon, la chartreuse est pillée et abandonnée, ses biens, qui s'étendaient jusque sur le territoire de Tencin, en Grésivaudan (domaine de Valbonnais), et les hauts fourneaux sont vendus comme biens nationaux.


A partir de 1829, Prosper Leborgne, à l'origine de la dynastie des taillandiers et maîtres de forges connus dans l'Europe entière, industriels lyonnais (chapellerie et transport) achète le haut fourneau de Saint Hugon. De 1845 à 1860 le haut fourneau fonctionne sous la direction d’Emile Leborgne qui crée également, en 1859 à Pont-de-Bens, sur la commune de La Chapelle du Bard, une taillanderie pour la fabrication d’outils de terrassement ferroviaire. Définitivement fermé, le site de Saint Hugon est vendu en 1873 et verra la mise hors feu définitive du dernier haut fourneau.
Après 1892, la Chartreuse connaitra différentes destinations : établissement thermal, ferme, lieu de festivités ; en 1979 elle est rachetée par un groupe de pratiquants du bouddhisme pour devenir Karma Ling.

L’association Bien Vivre au Val Gelon a initié une remise en valeur du site minier de la vallée du Joudron en aval du hameau du Molliet.
D’importants travaux de déboisement, auxquels ont participé plusieurs Pierrus, ont permis de dégager l'important four à griller. Situé en contrebas de la mine du Molliet, il permettait un premier traitement pour abaisser la teneur en soufre du minerai qui était ensuite stocké sur une « regraine » extérieure, sur place ou près du haut fourneau. E
n amont, sur la rive droite du Joudron, deux moulins à céréales ont également été dégagés.

Les ruines de la Chartreuse de Saint Hugon au XIXe siècle, illustrées par Victor Cassien (1808 - 1893).

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